Watatatow (1991-2005)

Il y a 30 ans naissait Watatatow, téléroman québécois qui a marqué une génération d’adolescents de 12 à 17 ans. Créée et produite par Jean-Pierre Morin, cette série culte a duré 14 saisons en abordant une variété de sujets : drogue, violence, racisme, relations familiales, amitiés fortes, amours complexes, etc. Elle passe par toutes les joies et les peines que vivent les ados, et ce, en les exprimant de leur point de vue. Les problèmes rencontrés à l’école, comme le taxage, ne sont pas écartés du scénario. Avec des scènes mettant en vedette les parents des jeunes, le public s’est élargi au fil des épisodes. Si certains parents ont été de grands adaptes, d’autres se sont aussi fait entendre au moyen de plaintes, choqués que certains sujets lourds soient abordés dans une émission jeunesse.

Watatatow a été un tremplin extraordinaire pour plusieurs acteurs, dont Charles Lafortune, Yan England, Julie Le Breton et Sophie Cadieux (que l’on voit tous régulièrement sur nos écrans). Au fil des ans, la série a gagné plusieurs prix : de nombreux Gémeaux pour la Meilleure série jeunesse, le Prix mérite du français pour la Meilleure émission de télévision du point de vue de la qualité du français utilisé, et des Prix Lys de la Paix, pour l’émission la plus pacifique et la plus enrichissante.

Initialement diffusés sur les ondes de Radio-Canada, plus de 1 000 épisodes sont maintenant disponibles sur Encore +. Comme l’indique sa chanson-thème, c’est cool, carrément buzzant et pis c’est même trippant d’avoir accès à tant de contenus, n’est-ce pas?

Évaluation par Maude Gauthier

Distribution:

Hugo St-Cyr, Karine Pelletier, Michel Goyette, Yan England

Disponible sur:

Type:

Séries

Collections:

LGBTQ2S+, Pour la famille

Lien avec le Canada

Réalisée par Michel Berthiaume et Michel Tardy, et tournée au Québec.
La série met en vedette le regretté Hugo St-Cyr (dans le rôle de Michel Couillard), aujourd'hui décédé des suites d’un cancer des os.
À l’époque déjà, la série parlait d’enjeux LGBT. Par exemple, Serge Postigo y campait un rebelle qui semblait avoir découvert son homosexualité sur le tard.