Souterrain (2021)

L’action de Souterrain se passe dans une mine près de Val-d’Or, milieu masculin s’il en est un. Dès les premières images, la tension est installée : une explosion a eu lieu dans la mine, et il n’est pas certain que tous s’en sortiront vivants.

Puis, on revient en arrière pour voir les événements qui ont précédé cette tragédie. On suit plus particulièrement Maxime (Joakim Gagnon), un jeune homme qui a tout pour être heureux, mais qui est miné par un sentiment de culpabilité à la suite de l’accident qui a laissé son meilleur ami Julien (Théodore Pellerin) avec de lourdes séquelles.

De manière typiquement masculine, Maxime a de la difficulté à nommer ses sentiments et ses craintes. En fait, Souterrain propose un regard sur cette masculinité qui garde souvent les hommes dans la souffrance.

Malgré le sérieux du sujet, l’écriture précise et puissante de Sophie Dupuis (également à la réalisation) parsème le récit de touches d’humour, si bien qu’on ressent un réel attachement envers cette gang de gars qui travaille à la mine. Et quand la tragédie frappe, notre inquiétude n’en est que plus grande.

Avec ce second film (succédant à l’excellent Chien de garde, qui a représenté le Canada dans la course à l’Oscar du Meilleur long-métrage en langue étrangère), on comprend que Sophie Dupuis fait bel et bien partie des grandes réalisatrices de chez nous. Et on ne peut passer sous silence la performance de James Hyndman, à briser le cœur.

L’équipe a d’ailleurs gagné plusieurs Prix Iris : Meilleur scénario (Sophie Dupuis); Meilleure interprétation masculine – Rôle de soutien (Théodore Pellerin); Meilleure direction de la photographie (Mathieu Laverdière) et Meilleur son (Luc Boudrias, Frédéric Cloutier et Patrick Leblanc).

À voir notamment sur Bell Fibe, Cogeco et Telus en version française et en version sous-titrée en anglais.

Évaluation par Pier-Luc Ouellet

Distribution:

Catherine Trudeau, James Hyndman, Joakim Gagnon, Théodore Pellerin

Type:

Films

Collections:

Drame

Lien avec le Canada

Réalisé par la Québécoise Sophie Dupuis.
Le tournage s'est déroulé dans une vraie mine en Abitibi.
Ayant grandi à Val-d’Or, cette réalisatrice a toujours été entourée de gens qui travaillaient dans les mines. Elle s'est donc inspirée de leurs histoires pour créer son film.

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