Norbourg (2022)

Les Québécois se souviennent tous de la fraude financière Norbourg au milieu des années 2000 et de Vincent Lacroix. Après tout, avec 130 millions dérobés à de petits investisseurs, il s’agit du plus grand scandale financier de notre histoire.

Mais outre les images spectaculaires, que reste-t-il de ce scandale? Avons-nous appris de cette affaire? Les investisseurs sont-ils mieux protégés? Les coupables ont-ils réellement été punis? Les réponses ne sont pas réjouissantes.

Le coup de génie du long-métrage Norbourg, c’est d’avoir choisi de suivre non pas le célèbre Vincent Lacroix (incarné avec charme par François Arnaud), mais Éric Asselin (le brillant Vincent-Guillaume Otis), son bras droit qui est peut-être le véritable architecte de l’affaire. Étant inspecteur pour le gouvernement, il a décidé de changer de camp et de rejoindre Lacroix, appâté par les profits faramineux engrangés par la compagnie Norbourg.

L’autre surprise de ce scénario et de cette réalisation? On se surprend parfois à prendre les coupables en pitié… avant que le film nous rappelle qui sont les vraies victimes de cette affaire : de petits investisseurs qui ont confié leur avenir à des financiers mal intentionnés.

D’ailleurs, le film s’ouvre et se ferme avec ces victimes de l’affaire Norbourg, tout en posant la question qui continuera de nous hanter après la fin du générique : qui nous protège vraiment?

À NOTER : Au Gala Québec Cinéma de 2022, le film est en lice dans les catégories : Meilleur film, Meilleure réalisation, Meilleure interprétation masculine – premier rôle (Vincent-Guillaume Otis), Meilleure interprétation féminine – rôle de soutien (Christine Beaulieu), Meilleure direction de la photographie et Meilleur montage.

Évaluation par Pier-Luc Ouellet

Distribution:

Christine Beaulieu, François Arnaud, Vincent-Guillaume Otis

Disponible sur:

Type:

Films

Collections:

Gala Québec Cinéma 2022, Inspirés de faits vécus

Lien avec le Canada

Réalisé par le Québécois Maxime Giroux.
Plusieurs scènes ont été tournées au centre-ville de Montréal, au Québec.
Il s’agit d’un premier long-métrage destiné au grand public pour Maxime Giroux, alors que ses films précédents, La grande noirceur et Félix et Meira, aient fait de lui un favori des critiques et des cinéphiles.

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