Nadia, Butterfly (2020)

Nul besoin d’être un.e grand.e adepte de natation pour apprécier Nadia, Butterfly. Contrairement à la plupart des drames sportifs, ce deuxième long-métrage de Pascal Plante (après Les faux tatouages) explore le monde intérieur d’une jeune athlète plutôt que de s’attarder à ses exploits physiques.

L’histoire suit la nageuse de 23 ans Nadia Beaudry (jouée par la vraie athlète Katerine Savard) aux Jeux olympiques de 2020 à Tokyo. Ayant annoncé sa retraite du sport pour étudier la médecine à l’université, cette membre de l’équipe de natation canadienne profite de sa toute dernière compétition pour tenter de remporter la victoire. Malgré la frénésie et l’adrénaline qui s’emparent d’elle, elle paraît tout sauf épanouie, car elle devra bientôt se séparer de son coach (Pier-Yves Cardinal), de ses coéquipières et de sa meilleure amie Marie-Pierre (Ariane Mainville) qui, elle, entend demeurer dans le circuit…

Le mot « Butterfly » (« papillon » en français) qui compose le titre du film fait justement allusion à la métamorphose que Nadia s’apprête à vivre une fois la compétition terminée. Ses grands déchirements intérieurs y sont dépeints, de même que sa peur de l’inconnu, sa mélancolie et son sentiment de solitude.

Bien qu’elle en soit à son premier rôle au cinéma, Katerine Savard est littéralement comme « un poisson dans l’eau » devant les caméras. Avec sensibilité, elle donne la réplique à une autre comédienne non professionnelle qui se démarque tout aussi bien du lot : la nageuse Ariane Mainville.

Le jeune cinéaste Pascal Plante offre également une réalisation juste et sensible, car il a lui-même été nageur de compétition par le passé. Même s’il était sur une montée vers les équipes internationales, il a arrêté le sport de compétition pour étudier en cinéma à l’Université Concordia à Montréal.

Pour toutes ces raisons (et bien d’autres) Nadia, Butterfly est un excellent divertissement. Il va de pair avec 2021, l’année des Jeux olympiques de Tokyo.

À voir notamment sur le site du distributeur, Maison 4:3.

Évaluation par Édith Vallières

Distribution:

Ariane Mainville., Cailin McMurray, Katerine Savard, Marie-José Turcotte, Pierre-Yves Cardinal

Type:

Films

Collections:

Drame, Festival international du film de Toronto (TIFF), Héroïnes féminines

Lien avec le Canada

Réalisé par le Québécois Pascal Plante, ancien nageur de compétition.
Tourné au cours de l’été 2019 à Montréal (Québec) et à Tokyo (Japon).
Le film s'est retrouvé dans le groupe sélect des dix meilleurs longs-métrages canadiens retenus par le TIFF pour 2020.

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