La déeese des mouches à feu (2020)

Dans ce drame d’Anaïs Barbeau-Lavalette, Catherine (Kelly Depeault) est une adolescente qui grandit en 1996 au Saguenay. Elle aime les Doc Martens et la musique grunge, mais, surtout, elle cherche sa place dans le monde. Sa tâche est d’autant plus difficile que ses parents traversent une séparation difficile, avec sa mère à la beauté déchue (Caroline Néron) et son père un peu trop agressif (Normand D’Amour), qui compense en donnant de l’argent à Catherine pour acheter son affection.

L’adolescente se joint à un nouveau groupe d’amis qui entend bien vivre la vie à plein régime. Les clés de mescaline s’enchaînent à un rythme effréné, tout comme les partys et le sexe.

Oui, La déesse des mouches à feu est un long-métrage dur. Ici, pas de vision à l’eau de rose de l’adolescence. Juste un regard réaliste et brutal sur cette période trouble. Mais heureusement, de grands acteurs réussissent à rendre à l’écran ce regard réaliste. Normand D’Amour est vrai et sauvage comme à son habitude. Quant à Caroline Néron, elle fait ici un retour au jeu très réussi.

Mais il faut avant toute chose souligner la présence exceptionnelle de Kelly, qui défend le rôle principal avec une maîtrise impressionnante pour son jeune âge. La cerise sur le gâteau? La réalisation est serrée et efficace.

Pas étonnant, alors, que le film ait récolé 15 nominations au Gala Québec Cinéma, dont Meilleur film, Meilleure réalisation, Meilleur scénario, Meilleure direction de la photographie, Meilleur montage et Révélation de l’année pour Kelly Depeault.

Évaluation par Pier-Luc Ouellet

Distribution:

Caroline Néron, Kelly Depeault, Marine Johnson, Noah Parker, Normand D’Amour

Type:

Films

Collections:

Adaptation de roman, Drame, Héroïnes féminines

Lien avec le Canada

Réalisé par Anaïs Barbeau-Lavalette
Tourné entre autres au Saguenay (Québec) sur un plateau « écoresponsable », qui favorisait notamment le covoiturage, le compost et les costumes faits de matières recyclées.
Le roman de Geneviève Pettersen, dont est inspiré ce film, a reçu le Grand prix littéraire Archambault en 2015.

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