Je voudrais qu’on m’efface (2021)

Recommandation de Mariana Mazza
Découvrons-nous

Pour l’audace du casting sauvage, pour la vraie réalité du quartier Saint-Michel à Montréal, pour le jeu des acteurs et, surtout, pour Julie Perreault. Je recommande cette websérie à tous ceux et celles qui se demandent « c’est comment d’où je viens ?».

Juste au nord de la 40, dans le quartier Saint-Michel à Montréal, se trouve un petit immeuble où la vie est dure et où les jeunes grandissent vite. Il y a ce père monoparental analphabète (Jean-Nicolas Verreault), cette travailleuse du sexe qui a perdu la garde de ses enfants (Julie Perreault), ce petit trompettiste qui baigne dans un environnement de drogues et de violence (Malik Gervais-Aubourg)… Quand un avis d’éviction vient couronner le tout, Mélissa (Sarah-Maxine Racicot), Ludo (Shawn Edmé), Karine (Charlee-Ann Paul) et leurs familles vont devoir se débattre encore plus fort pour garder la tête hors de l’eau.

Adaptation très personnelle d’un roman d’Anaïs Barbeau-Lavalette, cette histoire se déroulait à l’origine dans le quartier d’Hochelaga-Maisonneuve. Au moment de la transposer à l’écran, le co-auteur et réalisateur Eric Piccoli a décidé de camper l’action dans le quartier Saint-Michel, où il a lui-même grandi.

Malgré son sujet difficile, cette websérie brille de mille feux grâce à sa délicatesse, sa franchise et l’énorme talent de ses acteurs aux origines multiples. Après visionnement, nous gardons longtemps dans notre cœur les visages de ces enfants qui font tout pour connaître un destin meilleur que celui de leurs propres parents.

 

Évaluation par Emma Berthou

Distribution:

Charlee-Ann Paul, Jean-Nicolas Verreault, Julie Perreault, Sarah-Maxine Racicot, Shawn Edmé

Disponible sur:

Type:

Séries

Collections:

Drame

Lien avec le Canada

Réalisée par Eric Piccoli qui co-signe le scénario avec Florence Lafond
Tournée dans le quartier Saint-Michel à Montréal (Québec)
Je voudrais qu’on m’efface, premier roman de l’écrivaine Anaïs Barbeau-Lavalette, a été publié en septembre 2010 aux éditions Hurtubise.